Ici nous mettrons en avant en priorité les actions de trois axes :

-La problématique de l’exploitation des êtres humains (exploitation du travail, abus de droits, réquisitionnent des logements vides etc)

-Les discriminations (sur la sexualité, le genre, le look, la couleur de peau, comme du poids etc)

-Les luttes pour les droits de la population LGBTIQ (lesbienne, gay, bis, trans, intersexe, queer).
Les problèmes liés au patriarcat et au machisme.

(Nos articles sont triés et tirés de différentes sources)

jeudi 9 septembre 2010

Réforme des retraites, jusqu'où on se fiche de nous?

Les femmes seraient-elles les premières victimes de la réforme des retraites ? Réponses à droite et à gauche, en images

D’abord des chiffres. Cruels, ils montrent en France des inégalités flagrantes. Une femme, en moyenne, touche 822 euros de retraite contre 1455 euros pour un homme. Mais là pas de réforme!

Leur argumentaire s'appuie sur un fait majeur : les femmes sont, en moyenne, plus représentées parmi les précaires, et ont plus souvent des carrières discontinues. "La situation des femmes dans l'emploi est déjà défavorable : leurs salaires sont 20 % inférieurs en moyenne, elles ont un parcours professionnel plus haché, elles sont nettement plus nombreuses en temps partiel que les hommes, explique au Monde.fr Jean-Marie Harribey, coprésident d'Attac. Or la réforme recule l'âge de départ sans décote, ce qui rend leur situation encore plus défavorable."

"AUCUN DISPOSITIF PRÉVU"

Les Français ne s'y trompent pas : selon unsondage réalisé sur Internet par le Laboratoire de l'égalité cet été, 91 % d'entre eux estiment que"le projet ne prend pas en compte les femmes",83 % qu'il est "plus favorable aux hommes qu'aux femmes". Pourtant, cette préoccupation n'a pas touché le gouvernement.

Le projet de réforme ne prévoit que peu d'améliorations pour elles : il envisage uniquement d'assimiler à des salaires les indemnités journalières de maternité, et promet "des mesures destinées à garantir que les entreprises s’investissent dans la réduction des écarts salariaux entre hommes et femmes", sans précision supplémentaire...

vendredi 30 juillet 2010

Dirty diaries


Avec ‘Dirty Diaries’ le cinéma suédois pousse encore d’un cran son goût pour la provocation. Financés par les fonds publics de l’Institut suédois du film et dirigés par la documentariste iconoclaste Mia Engberg, douze courts métrages invitent à repenser la pornographie sous l’angle du féminisme. Communément soumis et façonné par le regard masculin, le corps de la femme - particulièrement dans l’industrie du film pornographique - devient ici un enjeu éminemment culturel et politique. Dans ‘Dirty Diaries’, actrices et réalisatrices se réapproprient la sexualité féminine, prenant le contre-pied total de l’éternel poncif du mâle dominateur. Alors certes, une inégalité flagrante marque l’anthologie subversive. Entre véritable recherche esthétique et conceptuelle et pornographie gratuite, le collectif ondule irrégulièrement. Et pourtant… Non seulement les films ont le mérite d’envahir des domaines réservés aux hommes et aux hétérosexuels dans la représentation de la sexualité, tels l’exhibitionnisme (‘Flasher Girl on Tour’), le sadomasochisme (‘Authority’) ou encore la masturbation (‘Come Together’), mais ils participent aussi à élever la pornographie au rang d’art à part entière. C’est le cas de ‘Skins’, court métrage conceptuel dans lequel un homme et une femme se délivrent ensemble d’une fausse peau dans le but de redécouvrir et de partager l’union neuve et égale de leurs corps. Le collectif s’octroie aussi un film d’animation à la fois terriblement cru et franchement satirique, ‘Dildoman’, où le spectateur d’un peep-show devient soudain le sex toy de deux géantes. En dérobant à l’homme la seule part du cinéma qu’il dominait, le recueil pornographique made in Suède ne brille peut-être pas par son uniformité mais appelle, c’est certain, à la controverse et à la reconquête féminine de tout un pan du territoire culturel.

mardi 27 juillet 2010

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme!

COMMUNIQUÉ DU NPA. "DÉPSYCHIATRISATION" DES PERSONNES TRANS : UN DÉCRET QUI NE RÉSOUT RIEN !

En mai dernier, la ministre de la Santé R. Bachelot avait annoncé la «dépsychiatrisation du transsexualisme», dont le décret vient de paraitre le 10 février. De quelle mesure s’agit-il ?

En réalité le décret prévoit, pour les personnes trans qui le souhaitent, une prise en charge dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD) qui ne sera plus l’ALD 23 (dédiée aux affections psychiatriques). Au mois de mai, déjà, plusieurs associations trans et LGBT avait dénoncé avec raison un effet d’annonce un peu creux. Car si la décision est symbolique… elle ne change rien pour le moment aux conditions dégradantes et violentes de la prise en charge de la transidentité en France.

Le gouvernement, par cette mesure, se targue de placer la France parmi les pays les plus progressiste du monde pour les droits des personnes trans. Quelle hypocrisie! Les protocoles actuels, non remis en cause par Bachelot, imposent un suivi par un nombre très limité d’équipes médicales et psychiatriques, qui ont tous les pouvoirs pour décider à la place des trans. Les expertises médicales pratiquées dans ce cadre sont extrêmement pénibles et humiliantes, et l’accès au changement d’état civil reste soumis à la condition d’un suivi psychiatrique et d’une stérilisation.

Le cadre de ces protocoles a d’ailleurs été confirmé et renforcé dans le pré rapport de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge des trans diffusé au printemps 2009. Cette situation est inacceptable, et montre bien les limites du décret actuel.

Cette annonce très médiatisée s’inscrit dans un contexte plus qu’inquiétant du fait de la réduction des dépenses de santé imposée par le gouvernement: le changement d’ALD ne peut-il pas signifier à terme la fin du remboursement de certains soins? Par ailleurs, ce pays «si progressiste» refuse toujours de reconnaitre la transphobie comme une discrimination au même titre que le racisme, et donc sa prise en compte par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE). Pour répondre à cette annonce, il faut poursuivre la mobilisation contre l’ingérence de l’Etat et des psychiatres dans nos vies!

Le NPA est solidaire des revendications des associations et groupes trans qui revendiquentla dépathologisation de la transidentité. Nous revendiquons également: la liberté du changement de la mention de sexe à l'état-civil, l'arrêt des mutilations des enfants intersexes, le droit à disposer de son corps et l’autodétermination de genre.

CIP IDF

Appel à soutien financier

Continuons à lutter
pour de nouveaux droits collectifs !

Le protocole du 18 avril 2006 régissant l’assurance chômage des intermittents du spectacle est en application depuis le 1er avril 2007. Il supprime l’Allocation de Fonds Transitoire qui a permis plus de 40000 ouvertures de droits. Il entérine la logique du précédent, inadaptée aux pratiques d’emplois discontinus et dénoncée inlassablement depuis 6 ans.

Ces années de lutte nous ont appris que la destruction des annexes 8 et 10 est motivée parce qu’elles offraient un modèle alternatif à la précarisation. Précaires, chômeurs, intermittents, tous précarisés : tout un arsenal de dispositifs de contrôles et de contraintes à l’emploi est mis en place. On fabrique ainsi une nouvelle insécurité sociale faite de course aux cachets, d’acceptation de n’importe quel emploi, de peur du contrôle sous peine de se voir supprimer une allocation.

Nous avons enquêté, analysé, parlé, expliqué, discuté.

Nous avons manifesté au JT de 20H, à l’Assemblée Nationale, au CNC, sur le plateau de la Star Academy, au Sénat, aux Césars, aux Molières, sur les chaînes de télévisions, dans les théâtres, aux festivals d’Avignon, de Cannes, à la Villa Médicis à Rome, sur le toit du MEDEF, dans les antennes Assédic, chez les sous-traitants de l’Unédic et sur son toit, dans les ministères...

Nous avons investi un lieu à partir duquel il est possible de s’organiser et de travailler.

A travers des assemblées générales, des groupes de travail, des permanences sur l’application du protocole et la précarité, un journal (L’interluttants), ce site internet, des listes de discussions et d’information, des moments de partage, de réflexions et de convivialité comme l’Université ouverte, des ateliers-projections de films et des repas collectifs...

Pour continuer à construire, jour après jour, pour résister à la peur, à la lassitude, à l’indifférence et l’atomisation, nous avons besoin de fonds pour agir (et aussi couvrir les frais de procès en cours ou à venir : celui concernant l’occupation de Villa Médécis, comme la procédure d’appel que nous interjettons contre la CFDT)

Merci de faire circuler cet appel autour de vous.

Envoyez vos chèques à l’ordre de AIP
CIP-IdF : 14-16, quai de la Charente 75019 Paris
Sur votre demande une attestation peut vous être fournie.

Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France
14-16, quai de la Charente 75019 Paris
01 40 34 59 74